Americanah (Chimamda Ngozie Adichie) 2013

 

Le personnage principal s’appelle Ifemelu et est nigériane. C’est une étudiante qui vient aux Etats-Unis pour étudier. Au début du roman, elle parle de son arrivée avant de revenir sur ses années au lycée durant lesquelles elle aimait Obinze. Elle revient sur ces années là pour nous faire comprendre le contexte du roman. Ses parents appartiennent à la bourgeoisie nigériane et comptent l’envoyer à l’étranger pour ses études.

Obinze, son petit ami a toujours fantasmé sur l’Amérique grâce à ce qu’il a lu dans les livres et dans les BD. Sa vision est donc idéalisée. Les chemins d’Ifemelu et Obinze se séparent lorsqu’elle déménage en Amérique. A son arrivée, Manhattan la fascine et elle pense à Obinze qui avait tant imaginé cette ville. Après quelques temps passés dans ce pays nouveau, Ifemelu découvre le racisme. A chaque rencontre ou presque, les gens lui rappellent qu’elle est noire. Elle a l’impression d’être une étrangère seule face à une masse « blanche » pleine de clichés. Elle rencontre des gens qui lui disent qu’elle est belle comme certaines personnes qui s’imaginent l’Afrique comme un sentiment riche en couleurs, réflexion un peu succincte sur un continent. Certaines personnes peuvent parfois avoir vision simpliste de choses qu’elles ne connaissent pas et Ifemelu qui est Africaine a alors l’impression que ses compatriotes sont simples, dénués d’intelligence. Contrairement à ce que l’on croit souvent de l’Amérique comme un exemple de rayonnement culturel, une partie de la population est ancrée dans les clichés. D’ailleurs la jeune fille en souffre. Quand elle retourne au Nigéria elle dit d’ailleurs « Quand je suis descendue de de l’avion à Lagos, j’ai eu l’impression de cesser d’être noire », ce qui veut dire qu’elle et chez elle au Nigeria et que la question de l’identité importe peu. Mais aux Etats-Unis, cette question existe et soulève des questions. D’ailleurs, en revenant, au Nigéria, elle écrit sur la négritude aux Etats-Unis. Elle y trouve de nombreuses choses à dire étant donné que c’est un fait qu’il l’a marqué. Que penser de Michelle Obama? Ifemelu fréquente un noir des Etats-Unis et pense être proche de lui mais ne l’est pas.

La structure narrative de l’histoire est parallèle. En effet, l’auteure décide de parler d’Ifemelu puis évoque ensuite le chemin d’Obinze. Il décide également d’aller à l’étranger mais au contraire de son ancienne amie, il choisit l’Angleterre où il subit aussi la discrimination raciale. Il lutte pour trouver un travail, erre parfois dans les rues de Londres et se sent seul. De toute évidence, il se sent mieux au Nigeria et n’a pas oublié Ifemelu qui est restée son premier amour. La question de l’identité est parfaitement observée dans ce roman. C’est un sujet sociétal auquel nous pouvons être confrontés et Chimamanda Ngozie Adichie cerne parfaitement le problème. Chaque mot est à sa place, la vérité émane de chaque mot.

On trouve des éléments similaires à la biographie de l’auteure. Elle est née au Nigéria et a déménagé au Etats-Unis pour étudier la sociologie.

Très beau livre!

 

The main character of this story is named Ifemelu and is Nigerian. She comes to the United States to study. At the beginning of the novel, she deals with her arrival before coming back on her her highschool years during which she loved Obinze. She comes back on those years to make understand the context of the novel. Her parents belong to the gentry and have the intention to send her abroad to study.

Obinze, her boyfriend has always fancied about America thanks to what he read in books and comics. His vision is simplified. His ways drift away from those of Ifemelu when she moves to America. When she arrives, Manhattan fascinates her and she thinks of Obinze who thought so much about this borrow. After some time spent in this new country, Ifemelu discovers rascism. At every meeting, or almost, people remind her of her blackness. She feels like she is a lonely stranger in front of a « white » mass full of clichés. She meets people who tell her she is beautiful like people who imagine Africa as a rich and colourful continent – reflexion a bit succinct on a continent. Some people can sometimes have a simplistic vision about things they do not know and Ifemelu who then thinks that her compatriots are simple and cleverless.  Unlike what we often think about America being an example of cultural beaming, a part of the population is into clichés. Besides, the young girl suffers from it. When she comes back to Nigeria, she says besides: « When I got off the plane in Lagos, I felt like I seized to be black » meaning that she is at home in Nigeria and that the question of identity is no big deal.  On the contrary, this question exists and raises question. Besides, coming back to Nigeria, Infemelu writes about blackness in America.  She finds many things to say on this because it is a fact that stroke her.

How to live in the United States being an African American? What to think of Michelle Obama?

Ifemelu dates an African American and thinks she is close to him but is not.

The narrative structure of the story is parallel. Indeed, the author decides to deal with Ifemelu then to evoke the path of Obinze. As well, he chooses to go abroad but unlike his former girlfriend, he chooses England. He is also a victim of  racial discrimination. He struggles to find a job, he sometimes wanders in the streets of London and feels lonely. As well, he feels better in Nigeria and has not forgotten Ifemelu who has stayed his first love.

The question of identity is perfectly pointed out in this novel. It is a society subject to which some of us can face and Chimamanda Ngozie Adichie perfectly spots the issue. Every word is at the right place. The truth comes from every word. 

There are elements which are similar in the author’s biography. She was born to Nigeria and moved to the United States to study sociology.

Very beautiful book! 

 

 

 

 

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La petite boulangerie au bout du Monde – Little beach street bakery (Jenny Colgan) 2015.

L’histoire de Polly. Jeune graphiste qui quitte tout et décide de changer de vie car tout va mal au début du roman. La boîte qu’elle avait créé avec Chris son copain a fait faillite, leur relation n’est plus aussi belle qu’au premier jour. Elle décide donc de quitter Plymouth pour s’installer à Mount Polbearne, un petit port dans les Cornouailles, région de l’ouest de l’Angleterre . A son arrivée, le changement de mode de vie lui semble radical. La ville est calme, tout le monde se connaît. Elle a du mal à prendre ses marques à cause de la boulangère de la ville qui vend du pain infect et qui se trouve être la propriétaire de son appartement. Elle s’appelle Gillian Manse et est une femme aigrie et irritable. Elle se lie d’amitié avec un oiseau avant de se sentir plus à l’aise. Neil, ce macareux, lui tient compagnie.

Un beau jour, Polly se souvient de la passion qu’elle a toujours eu. Faire du pain. Grâce à cette idée, elle rencontre des gens, notamment les pêcheurs du village : Tarnie, Jayden, Archie et les autres. Sa bonne humeur et sa disponibilité sont appréciées des habitants et son pain sera adoré! Ces rencontres l’aident à faire abstraction de sa propriétaire qui ne change pas de comportement.

Lors d’une promenade, seule, elle fait la connaissance de Huckle, un américain de Savannah. Elle le trouve spécial au premier abord, mais drôle et sympathique. Ils se rapprochent rapidement et quand on y pense, rien de vraiment étonnant car ils ont des points communs : Tous deux débarqués dans un endroit inconnu, tous deux ayant une passion. Elle aime faire du pain et il aime faire du miel. Huckle se montre très serviable avec la jeune fille, ce qui renforce leur lien d’amitié.

Le bonheur de Polly recommence donc à se dessiner. Puis, elle s’habitue de plus en plus à Mount Polbearne et prend part à la vie de la ville. Etant un port, cet endroit est fréquenté par des pêcheurs. Ils demandent à Polly de leur faire du pain, qu’ils trouveront excellent! En effet, la jeune fille est appliquée est passionnée. Le pain est donc un moyen de socialiser. 

A Mount Polbearne, elle rend service aux gens et apprend des autres. C’est notamment le cas de la pêche qui est un domaine totalement inconnu pour elle.

Les pêcheurs dont elle fait la connaissance sont chaleureux. A les connaître, on a l’impression qu’ils forment un groupe inséparables et soudé. Ils lui racontent des histoires maritimes, un domaine vraiment très cher à leur cœur. Curieuse, Polly ne se lasse jamais de leur présence. 

Ce roman est chaleureux car on est convié dans la vie d’une petite communauté solidaire. La vie de cette petite ville est très dynamique. Les habitants trouvent toujours à s’occuper. L’entraide est le maître mot qui règne dans ce roman. 

Certains passages sont plein d’humour! Parfois, on se croirait dans un pub, conviés à écouter des histoires complètement extravagantes 🙂 

Il se passe une histoire entre deux personnages, mais je ne vous dirai pas de qui il s’agit afin que vous ayez plaisir à découvrir tout le roman! 

La puissance du roman réside dans la capacité à apprendre de l’autre. Polly, débarquée de Plymouth apprend beaucoup grâce aux personnages masculins du roman, Huckle et les pêcheurs. Réciproquement, ils apprennent des choses grâce à elle. Elle devient populaire à force de redonner vie à cette petite ville portuaire pleine de charme!

Très bonne lecture à tous! 

 

The story of Polly. A young graphic designer who decides to leave everything and decides to change life because everything is bad at the beginning of the novel. The company she had created with her boyfriend Chris runned down, their relationship is not as beautiful as it was on the first day. So she decides to leave Plymouth to settle in Mount Polbearne, a little Habour in Corwalls, a region in West England. When she arrives, the change of way of life seems radical to her. The town is quiet, everybody knows each other. She has trouble finding her bearings because  town baker who makes disgusting bread turns out to be the owner of her flat. Her name is Gillian Manse and she is a bitter and bad-tempered woman. She links a friendship with a bird who keeps her comany. 

One find day, she remembers the passion she has always had. Making bread. Thanks to this idea, she meets people, especially the fishmen of the village : Tarnie, Archie, Jayen and the other ones. Her good mood and her disponibility are appreciated by people and her bread will be loved! Those meetings help her to disregard her flat owner who does not change her behaviour. 

While a walk, she gets to know Huckle, an american from Savannah. She thinks he is special at first sight, but at the same time funny and nice. They get close quickly and when we think of it, nothing astonishing because they have common points : They both turned up in a place they did not know, they both have a passion. She loves making bread and he loves making honey. Huckle is very helpful to her, that tightens their friendship link.

Polly’s happinness is materialised. Then, she gets used to Mount Polbearne more and more and joins in the life of the town. Being a harbour, this place is frequented by fishermen. They will ask Polly to make them bread, that they will think as excellent! Indeed, the young lady is assidious and passioned about what she does. So, bread is a way to socialise.

At Mount Polbeane, she helps out others and learns from them. It is especially the case of fishing, a field she did not know anything about.

The fishers she is be introduced to are warmly. Knowing them, we get the impression that they constitute a tightened and solid group. They tell her sea stories, a very dear field to their hearts. Curious, Polly is never be wary of their presence. 

This novel is warmly because we are invited into the life of a small and solidary community. The life of this little town is very lively. Everybody always finds something to do. Help is THE word which dominates this novel.

Certain passages of the novel of fulled of humour. We would feel like in a pub, invited to listen to completely wild stories 🙂

A love story takes places between to characters, but I will not tell you who is concerned anout it to make you discover the book with pleasure!

The powerfulness of the novel lingers on the capacity to understand the other. Polly, who showed up from Plymouth learns a lot thanks to the male characters of the novel. Huckle and the fishermen. Mutually, they learn things thanks to her. She will become popular by dint of giving life back to this insanely charming harbour town!

I wish you all a very good reading!

 

 

 

The Full Monty (1997)

The full Monty est un film réalisé par Peter Cattaneo en 1997. 1980. Sheffield est secouée par une crise industrielle. Gary (dit Gaz) et ses amis ouvriers connaissent des moments difficiles dûs à la perte de leur travail. Ce à quoi le groupe à l’idée folle et loufoque de devenir strip-tisers. Ce film est à la fois drôle et triste.  Le groupe d’amis se présente sans complexe à montrer des positions coquines qui pourraient attirer les femmes. Sans complexe, dans une certaine mesure pourrait-on dire car ce n’est pas le cas de tout le monde. Dave, un homme gros à l’allume pataude complexe sur son poids. Un autre, Gerald, regrette d’avoir choisi de faire cela et le fait à contre-cœur car il estime que jusqu’ici il avait un travail correct. Gary, le personnage principal, rencontre aussi des problèmes concernant son divorce. En effet, il a un petit garçon de 12 ans, Nathan et sa mère lui interdit à de le voir.

C’est en parallèle de ces obstacles que le strip-tease constitue un vrai loisir pour les ouvriers. Ils se réunissent afin de répéter. La complicité du groupe se ressent au cours du film. L’idée du strip-tease les fait rire et leur fait oublier leurs soucis respectifs! 

Dans ce film, les chansons sont cultes : You Sexy Thing (Hot Chocolate) Hot Stuff (Donna Summer) Come on Eileen (Dexy’s Midnight Runners) You Can Leave Your Hat On (Joe Cocker). Des chansons qui nous donnent envie de danser tout de suite! Ne ratez pas ce film car vous passerez un bon moment n’échappant pas aux fous rires! 

 

The Full Monty is a film directed by Peter Cattaneo in 1997. 1980. Sheffield is shaken by an industrial crisis. Gary (called Gaz) and his friends know difficult moments regarding the loss of their jobs. That’s why the group has the mad and zany idea to become strippers. This film is both funny and sad. The group shows up assertively showing cheeky positions that could attract women. Assertively could we say, at a certain extent because it is not the case for all of them. Dave, a big man with an ungainly gait  has a complex about his weight. Another one, Gerald, regrets to have chosen to do this and does it grudgingly because he considers that he has had a proper job so far. 

Gary, the main character also encounters problems regarding his divorce. Indeed, the has a 12 years old boy, Nathan and his mother forbids Gary to see him. 

It’s in parallel of these obstacles that strip-tease establishes a real leisure for the workers. They gather to rehearse. The complicity of the group is noticeable throughout the film. The idea of the strip-tease makes them laugh and makes them forget their respective troubles!

In this film, the songs are cult You Sexy Thing (Hot Chocolate) Hot Stuff (Donna Summer) Come on Eileen (Dexys Midnight Runners) You Can Leave Your Hat On (Joe Cocker). Songs that make us feel like dancing straight away! Don’t miss this film because you will have a good time not escaping the bursts of laughter!

Janet Frame : Un ange à ma table – An angel at my table

 

L’autobiographie de Janet Frame (1924-2004) est très intéressante au vu de nombreux aspects. Pourquoi? Car l’héroïne de l’histoire ne nous renseigne pas directement sur son goût pour l’écriture. D’abord, la dimension spatio-temporelle est essentielle. Enfant, Janet Frame passe tout son temps en Nouvelle-Zélande. C’est un lieu qui lui appartient, dans lequel elle se sent libre. D’ailleurs, le premier volume de son autobiographie s’intitule « To the Island » « Vers l’île » sa Nouvelle-Zélande à elle. 

Janet est élevée dans un milieu conservateur  attaché à la tenue et à l’exemplarité. Dans sa famille, on ne parle pas de sexualité. De la sexualité en tant que telle ou d’allusions. Le rouge à lèvres est proscrit et on ne doit dire « fuck » « baiser »

L’héroïne est présentée comme introvertie, cependant, elle est indépendante. Elle fait souvent exprès de braver les interdits afin de briser les tabous. De là se dégage toute l’indépendance d’esprit du personnage en même temps que sa modernité.

A son adolescence, Janet et faussement diagnostiquée schizophrène à la suite de sautes d’humeurs dûes à la mort de ses deux soeurs par noyade quelques années plus tôt. S’en suit alors tout un épisode à l’hôpital psychiatrique où les infirmières sont représentées comme l’incarnation du mal. Pourtant, Janet parvient à tourner la situation en dérision et rend la situation plus légère. Elle appelle l’hôpital psychiatrique « un asile de fou » … Plus tard, dans le deuxième volume, elle fait la connaissance de Frank Ferguson, un écrivain qui cerne son potentiel.

C’est donc dans un endroit sombre où tout semble perdu, qu’elle découvre le plaisir d’écrire et ce lien d’amitié avec Frank Ferguson lui permet de voir ses horizons s’ouvrir peu à peu. 

Dans le troisième volume, elle part quelques temps en Europe faire un voyage initiatique. A Londres, à Paris et à Ibiza. Là encore, la dimension spatio-temporelle apparaît. Après avoir été perdue à Londres à son arrivée, elle va à Paris et rencontre des gens de qui elle saura s’entourer à plus ou moins long terme. L’endroit où elle se sentira le plus à l’aise sera à Ibiza. Les femmes qui l’accueillent l’appellent Janeta. L’Europe apparaît comme un continent chaleureux et coloré. Janet s’ouvre au monde et s’en réjouit.

La Nouvelle Zélande et l’Europe sont donc deux endroits du monde aux antipodes. Le pays natal de Janet Frame rime avec les mauvais souvenirs : les interdits infligés par sa famille, son internement injustifié en hôpital psychiatrique ainsi que la mort de ses deux soeurs. L’Europe, quant à elle ouvre les champs du possible et redonne espoir. 

Une partie du troisième volume prend des airs de comédie romantique bien sympathique et placée sous le signe du cliché, comme souvent! L’amour sur la plage, sous la chaleur agréable du soleil, sentiment de vie nouvelle…

Janet reprend finalement la route de la Nouvelle-Zélande à l’annonce de la mort de son père. En rentrant, elle apprend qu’elle est déjà connue comme écrivain.

L’autobiographie de Janet Frame (1924-2004) Un ange à ma table marque les esprits. Malgré les événements tragiques cités dans le roman, l’humour est toujours là pour compenser. C’est pourquoi ce roman est vivant et dynamique. Le lecteur s’attache vite à Janet qui connaît de nombreux moments difficiles et se réjouit pour elle quand les choses s’arrangent! Un ange à ma table à fait l’objet d’une adaptation cinématographique, Un ange à ma table, réalisé par Jane Campion en 1990. Je vous recommande vivement ce livre que vous aurez du mal à lâcher!

 

 

Janet Frame’s autobiography is very interesting regarding many aspects. Why? because the story heroin doesn’t inform us about her taste for writing. First, the time and space notion is essential. As a child, she spends her whole time in New-Zealand. It’s a place that belongs to her, a place where she feels free. Besides, the title of the first volume is « To The Is-Land ».

Jane is raised in a conservative background, attached to flair and exemplarity. In her family, they don’t talk about sexuality as such or about allusions. Lipstick is forbidden and they don’t say « fuck.

The heroin is presented as introverted, however, she is independent. She often does brake taboos on purpose and so, all her modernity comes out. 

In her teen-days, Janet is wrongly diagnosised after ups-and downs due to the death of her two sisters, a few years before. After that comes a whole episode at the psychiatric hospital where the nurses as the evil’s incarnation. Yet, Janet manages to make fun of situations and it makes things easier to bear. She calls the psychiatric hospital « an asylum of loonies ». Later on, in the second volume, she is introduced to Frank, a writer who spots her potential.

So, in this place where everything seems to be lost that she discovers the pleasure to write and this friendship link with Frank enables her to see horizons opening little by little. 

In the third volume, she goes to Europe for some time to do an initiatory trip. To London, to Paris, to Ibiza. Here again, the space and time notion comes out. After having been lost in London after her arrival, she goes to Paris and meets people with whom she will surround herself, for more or less time. The place where she will feel most at ease will be in Ibiza. The women welcoming her call her Janeta; Europe appears as a warmly and colourful continent. Janet opens up to the world and is glad about it. 

Europe and New-Zealand and Europe are the antipodes of each other. The native country of Janet Frame often rings a bell regarding to bad memories : the prohibitions inflicted by her family, her internment at the psychiatric hospital, as well the death of her two sisters. As for Europe, it opens the way to possibilities and gives hope again.

A part of the third volume takes on nice romantic comedies spirit and it is seen as cliché, as it often is! Love on the beach, under the nice heat of sunshine, feeling of new life…

Janet finally returns back to New-Zealand when she leanrs the death of her father. Being home, she already learns that she is famous as a writer.

Janet Frame’s autobiography An Angel at My table is strinking minds. Despite tragic events quoted in the novel, humour is always there to balance. That is why this novel is lively and spirited. The reader becomes attached to Janet who knows oreals and is happy when things get better! An Angel a my table is the object of a filming adaptation by Jane Campion in 1990. I highly recommend you this book that you will be struggling to let go!