Autour de ton cou – A thing around your neck – Chimamanda Ngozi Adichie

Encore de la littérature Africaine!

L’Amérique, le Nigéria. Deux pays lointains. Le recueil de nouvelles Autour de ton cou de Chimamanda Ngozi Adichie met en scène des histoires de Nigérians attachés à leur terre natale ainsi que des expatriés partis vivre en Amérique. Comment se sent-on lorsque l’on vit dans un autre pays ? Comment supporter le fait d’être toujours considéré comme « différent » ? Demander des visas, apprendre que son mari a une autre compagne au Nigéria, vivre dans la peur d’être expulsé… Des nouvelles qui questionnent le terme « identité », l’importance du pays natal, les coutumes. Chimamanda Ngozi Adichie nous présente des personnages qui sont dans l’attente d’un monde meilleur, leur situation sociale nous touche.

Le quatrième livre de cette auteure que j’ai lu ! J’aime cette femme et je trouve son propos d’une grande intelligence. A travers ses romans et nouvelles, on observe une grande dimension sociale. Les personnages sont attachants et font souvent face à des problèmes sociaux.

African literature again!

America, Nigeria. Two far away countries. The collection of short stories A thing around your Neck by Chimamanda Ngozi Adichie stages stories of Nigerians attached to their native land as well as expatriates gone to live in America. How do we feel when we live in another country? How can we bear the fact of always being regarded as “different”? Asking for visas, hearing that her husband has another partner in Nigeria, living in the fear of being expulsed… Short-stories that put into question the term “identity” the importance of the native land, customs. Chimamanda Ngozi Adichie introduces to us characters waiting for a better world, their social situation touches us.

The fourth book of this author that I read! I love this woman and I think her words very clever. Throughout her novels and short stories, we observe a great social dimension. The characters are endearing and often face social problems.

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L’Iranienne – Maurice BIGIO

Shirine. Une iranienne convertie à l’Islam qui se bat pour son enfant Shantia, atteint d’une maladie musculaire. Son mari est préoccupé par des sujets contre lesquels elle se bat : le nucléaire, la rigidité des Mollah, l’homophobie. 

Shirine devient l’amie d’une journaliste Européenne mais son mari lui défend d’entretenir des relations avec elle. C’est un homme anti-occidental qui croit en la suprématie de son régime. Selon lui, les Occidentaux ne sont pas fréquentables. Shirine critique ouvertement ses positions. Elle croit en un avenir concernant le conflit Israélo-Palestinien. Son enfant Shantia est malade et son mari refuse de le maintenir dans le système scolaire tandis que Shirine en fait son principal combat. Selon elle, la socialisation demeure essentielle. Son mari, très rétrograde, ne croit pas aux vertus de la médecine et ne fait que de prier les Mollah. Shirine s’insurge contre cela. L’amour qu’elle ressentait pour son mari s’estompe, puis s’efface à la suite de de disputes. Par ailleurs, Shirine devient le symbole de la défense des homosexuels et des écrivains que l’on réprime. Elle devient l’avocate d’un des écrivains les plus connus d’Iran. L’héroïne sait qu’elle court un risque, mais la lutte pour le maintient de la liberté est sa raison de vivre.

Un livre intéressant et facile à lire qui place une femme au centre de l’attention dans une des sociétés les plus patriarcale du monde. Une femme déterminée, combative, dévouée. Un message d’espoir et de lutte face au maintient de la République Islamique mise en place en 1979 par Khomeyni.  Maurice BIGIO qui s’intéresse au Proche-Orient, signe son premier roman. 

L’empire du mensonge – Aminata Sow Fall

Au Sénégal, trois familles partagent une cour. Elles partagent la vie, les moments forts, la chaleur humaine. Pourtant, ils sont pauvres. Les parents de Sada, personnage principal sont obligés de s’installer en ville pour échapper à la sécheresse. Ils vivent d’abord dans un quartier très modeste dans lequel il n’y a ni eau ni électricité, avant d’habiter dans une cabane. Sada comprend grâce à son entourage que l’éducation est très importante pour ne pas être assimilé à un pauvre qui le restera. Des années plus tard, il réussit ses études et son ami d’enfance Mignane Sonko devient écrivain, un autre ami, Boly a également brillamment mené sa vie.

Un roman qui dénonce la corruption présente dans le pays, qui défend le désir de s’en sortir. Une ambiance bonne enfant, des chants, du bonheur.

Je connaissais pas du tout cette auteure, je suis tombée sur son roman par hasard en librairie et peut-être que mon retour du Sénégal m’a influencé. Un pays ou la grande pauvreté est très visible mais où les gens sont adorables et arrivent à être heureux.

Roman intéressant que je vous recommande !  

Sorry, this book has not been translated.

Loin de la Foule Déchaînée, Far from the Madding Crowd (1876)

Thomas Hardy est né le 2 juin 1840 et est décédé le 11 janvier 1928. Il grandit à Higherbockhampton dans le Dorset, il est le fils aîné d’un tailleur de pierre. Malade dès son jeune âge, il fait son éducation à la maison jusqu’à l’âge de seize ans. Il débute ensuite un apprentissage, et s’oriente vers l’architecture en vue d’une carrière. Il commence à écrire de la poésie en 1860 mais ne publia son premier roman qu’en 1971. Il épouse Emma Lavinia Gifford en 1874.

Ce n’est qu’après la publication de Loin de la Foule Déchaînée, le quatrième roman de Hardy, qu’il a s’est est devenu populaire en tant qu’écrivain, ce qui l’a fait abandonner l’architecture. Le livre est publié par séries en 1874, dans le Corn Hill Magazine, un journal édité par Leslie Stephens, le père de Virginia Woolf. Le nouvel est publié en sections courtes, et quand on les lit, on peut voir qu’elles laissent intentionnellement le lecteur en suspense ; c’était un moyen de motiver les lecteurs à acheter le magazine à la prochaine sortie. Des critiques littéraires ont comparé l’écriture de Hardy à celle de George Eliott et l’ont reconnu comme étant l’une des nouvelles voix importantes de la littérature Anglaise.

Hardy continue d’écrire des romans à un rythme extraordinaire pendant plus de vingt ans, écrivant un roman tous les un ou deux ans. Ses romans les plus connus pendant ses années incluent Le Retour au Pays Natal, Tess de D’Ubervilles et le Maire de CasterBridge. Après que son roman Jude l’Obscure ait fait scabdale en 1895, Hardy  arrête d’écrire des romans et s’est consacré à la poésie (pendant plus de trente ans) pour le restant de ses jours. Il devient veuf en 1912 et épouse Florence Dugdale en 1914.

Hardy est un lecteur attaché à la philosophie, aux textes scientifiques, à la Bible, à la littérature Grecque, et a intégré ses connaissances dans ces travaux. Charles Darwin est l’un de ses plus grands influenceurs. Même si Thomas Hardy est amené à ne pas croire en Dieu, il n’a pas pu s’empêcher de perdre cette croyance, durement ressentie par nombreux de ses contemporains ; il s’est de plus en plus tourné vers la science pour avoir des réponses sur la place de l’Homme dans l’univers.

Un des sujets qui a le plus interrogé Hardy dans toute son écriture est le problème de la modernité qui est rapidement devenue de plus en plus industrielle. L’un de ses projets en tant qu’écrivain a été de créer un point de vue sur la vie du Dorsetshire en plein changement. Il a été particulièrement intéressé par les rites et les histoires de cette partie de l’Angleterre tout comme le dialecte de ses locaux. Loin de la Foule Déchaînée suggère la vie loin de la ville, gouvernement modernisé, les foules et l’industrie. Hardy tente de dessiner le portrait de ce qu’il a vu d’un style de vie émergeant pour créer un aperçu pour les générations futures.

L’histoire de Loin de la Foule Déchaînée se résume à un trio amoureux. Trois hommes amoureux de la même femme. Dans la beauté de la campagne anglaise, Bathsheba Everdene hérite de la ferme de son oncle après son décès. Elle devient riche et dirige les différents ouvriers de la ferme. Bathsheba est une femme déterminée, indépendante et sûre d’elle. Le premier qui lui avoue son amour est Gabriel Oak, le berger, homme sensible, serviable et sérieux dans son travail et raisonnable. Le second est Mr Boldwood, un homme qui s’éprend d’elle au premier regard sur la place du marché. C’est un homme riche qui lui promet amour et confort. Le dernier se nomme Sergent Troy, un officier de la marine. Pour ces derniers, l’amour développé se trouve dans le visible, le regard. Au contraire, l’amour que porte Gabriel est inscrit dans le temps, son attachement pour la jeune femme devient plus fort de jour en jour.

Le personnage de Bathsheba Everdene représente l’émancipation féminine. Elle est très indépendante pour son époque et compte le rester. C’est elle qui dirige sa ferme, les fermiers sont à ses ordres. Elle compte se marier par amour et non pas par intérêt financier. Même si son attitude est romantique, on se demande parfois si Bathsheba ne joue pas avec les sentiments de ses prétendants.

Gabriel Oak est symbole d’honnêteté, de sensibilité et de gentillesse. Il avertit Bathsheba des comportements peu recommandables de ses deux autres prétendants. Gabriel est un personnage attachant.

Mr Boldwood est un homme passionné qui peut parfois se montrer violent lorsque ses émotions l’emportent.

Le Sergent Troy est un homme séducteur et manipulateur. Bathseba boit ses paroles, tombe immédiatement sous son charme. Elle perd son indépendance face à son autorité.

Entre romantisme et tragédie, le roman de Thomas Hardy nous dévoile une belle histoire prenant place dans l’Angleterre Victorienne.

De nombreuses adaptations cinématographiques ont été réalisées. La dernière date de 2015 avec Carey Mullingan et Matthias Shonaerts.

Thomas Hardy lived from June 2, 1840, to January 11, 1928. He grew up in Higherbockhampton, Dorset, the eldest son of a stonemason. He had one brother and two sisters. Sickly from an early age, he was educated at home until he was sixteen. He then began an apprenticeship, and then a career, as an architect. He started writing poetry in the 1860s but did not publish his first novel until 1871. He married Emma Lavinia Gifford in 1874.

Hardy went on to write novels at an extraordinary rate for more than 20 years, writing one every one or two years. His most famous novels written during these years include The Return of the Native,Tess of the D’Urbervilles, and The Mayor of Casterbridge. After the publication of Jude the Obscure caused a major scandal in 1895, Hardy stopped writing novels and devoted the rest of his life (more than 30 years) to poetry. His last great project was an epic poem titled « The Dynasts, » a versed chronicle of the Napoleonic Wars. After some time in London he built himself a house in his native Dorsetshire and lived there for the rest of his life. He was widowed in 1912 and married Florence Dugdale in 1914.

Hardy was a devoted reader of philosophy, scientific texts, the Bible, and Greek literature, and he incorporated much of his knowledge into his own works. One of the most profound influences on his thinking was Charles Darwin, particularly Darwin’s emphasis on chance and luck in evolution. Though brought up to believe in God, Hardy struggled with a loss of faith suffered by many of his contemporaries; he increasingly turned to science for answers about man’s place in the universe.

One of Hardy’s central concerns in all of his writing was the problem of modernity in a society that was rapidly becoming more and more industrial. One of his projects as a writer was to create an account of life in the swiftly changing Dorsetshire as it had once been. He was particularly interested in the rituals and histories of that part of England, as well as the dialect of its locals. The title Far From the Madding Crowd suggests avoidance of the life of a city, modernized government, crowds and industry; in it, Hardy tries to fashion a portrait of what he saw as an endangered way of life and to create a snapshot for future generations.

 
 

George Clooney – Great Daddy, Playboy out

Article spécial : 

Interview Closer :

A 56 ans, il déclare « ne plus avoir l’âge de jouer les playboys au cinéma ». De son amour pour Amal à son émerveillement devant ses jumeaux, George Clooney se confie à Closer.

Closer : Aujourd’hui, vous êtes marié et père de famille. Qui aurait cru voir cela un jour !

George Clooney : Oui, n’est-ce pas ? Qui l’eut cru ? Pour vous dire franchement, même pas moi… Même pas après une soirée bien arrosée ou même sous la torture ! (Rires.) Cela vous prouve à quel point l’être humain est vraiment capable de tout. Je suis en train de montrer que je suis un monstre qui peut se transformer ! Rien qu’en pensant que je suis à présent un homme marié avec deux enfants, j’ai l’impression de me retrouver dans la quatrième dimension. Depuis quelque temps, j’ai le sentiment d’être devenu le premier homme à mettre les pieds sur Mars.

  1. : Justement, en quoi votre vie a-t-elle changé depuis que vous avez fondé une famille ?

G.C. : Je ne suis pas certain que ma vie ait tellement changé depuis que je suis père de famille. Je crois que le changement s’est surtout produit lorsque j’ai rencontré ma femme. Il a fallu que je m’achète très rapidement une conduite pour juste avoir une petite lueur d’espoir de pouvoir la séduire ! Il a vraiment fallu que je travaille énormément sur moi-même. Ce n’est pas évident de séduire une personne lorsque celle-ci est tellement meilleure que vous dans tous les domaines.

  1. : Qu’avez-vous dû modifier, par exemple ?

G.C. : Tout d’abord, il a fallu que je fasse le tri chez mes amis. Et, oui, je peux vous dire qu’il a vraiment fallu faire le ménage ! (Eclat de rire.) Ma femme m’a forcé à tirer un trait sur une bonne douzaine de potes qui n’étaient, selon elle, « pas très fréquentables ». Mais honnêtement, ce que j’ai eu le plus de mal à faire est de m’adapter à ma vie de jeune marié. Fini les virées à moto entre potes quand Madame ne travaille pas ! Fini aussi les soirées trop arrosées dont on a oublié la moitié le lendemain matin ! (Rires.)

Retrouvez l’intégralité de l’interview de George Clooney dans le nouveau numéro de Closer, en kiosque vendredi et téléchargeable sur smartphone, iPad et KiosqueMag dès jeudi soir à 20 heures.

At 56 years old, he states “not being for the age of acting the playboys in cinema. From his love to Amal to his marvel for his twins, George Clooney confesses himself to Closer.

Closer : Today, you are married and a family dad. Who would have thought of seeing that one day?

George Clooney : Yes, isn’t ? Who would have thought so? To be honest, not even me… Not after a drinking party or even under torture ! (Laughters). This proves at which point the human being is capable of everything. I’m showing I’m a monters that can transform itself ! Just thinking that I am now a married man with two children, I feel like I’m turn up in the fourth dimension. For some time, I have the feeling to have become the first man to have put my foot on Mars.

 Rightly, to what extent your life has changed now that you are a family?

G.C I’m not certain that my life has changed so much since I am a family father. I think that the change has especially occurred when I met my wife. I had to behave myself in a certain way to have a chance to seduce her! I really had to work on myself enormously. It’s not easy to seduce a person when she is much better than you in every domain.

What did you have to modify, for instance?

First of all, I had to clean up my friends circle. And yes, I can tell you I really had to clean up! (Burst of laughters). My wife forced me to on a good dozen of pals that were, according to her, not very respectable. But honestly, what I struggled to do was to adapt myself to my new husband’s life. Over the biking rides with the pals when Mrs doesn’t work. Over the drinking parties in which we forgot half of it the next morning!

Find the intergrality of George Clooney’s interview in the new Closer number in kiosks on friday and downloadable on smartphones, Ipads and KiosqueMag from thursday night at 8 : 00 pm.

Poupée volée – The lost daughter, Elena Ferrante

Article spécial :

 

Leda, une femme seule passe ses vacances sur une plage d’Italie. Elle est subjuguée par une famille qu’elle voit tous les jours. Nina a une petite fille qui ne se sépare jamais de sa poupée. Leda se rapproche de la famille pour voler la poupée, l’objet si cher aux yeux de Léna. Pourquoi ce geste insensé ? Elena Ferrante se plonge dans la psychologie d’une femme dévastée par son passé.

Leda est une femme seule qui revient sur son passé familial à l’aide de cette poupée. Cet objet devient la métaphore d’une famille déchirée. L’abandon, la perte de contact, les pourquoi, l’amertume. La poupée devient une fille aimée, Leda aurait aimé donner cette affection à ses filles. Elle se transforme en « nouvelle mère aimante ». Nina qui s’était attachée à Leda sera surprise bien trop tard…

 Elena Ferrante décrit toujours les rapports humains avec sensibilité. Un livre qui bouleverse, qui émeut.

Leda, a lonely woman spends her holidays on a beach of Italy. She is captivated by a family she sees everyday. Nina has a little a girl who never separates from her doll. Leda gets close to the family? Why this insane gesture? Elena Ferrante dives herself into the psychology of a woman devastated by her past.

Leda is a lonely woman who goes back to her family past thanks to this doll. This object becomes the metaphor of a torn family.  Abandonment, loss of touch, whys, bitterness. The doll becomes a loved girl, Leda would have liked to give this affection to her girls. She turns into “a new loving mother” Nina who had attached herself will be surprised way too late…

Elena Ferrante always describes human relationships with sensitivity. A book that is overwhelming, that is moving.