John Fante – Demande à la poussière

Arturo Bandini, fils d’immigrés italiens dans la fleur de l’âge décide de quitter le Colorado pour Los Angeles où il espère plus que tout réaliser son rêve : Devenir écrivain.

Pourtant, rien n’est simple. Il est sans le sou et débarque dans une chambre miteuse. Bien qu’il travaille son livre, il peine à trouver un éditeur qui veuille de son manuscrit : « Le petit chien qui riait ». La ville pleine de paillettes qu’il imaginait est loin d’offrir des cadeaux. Il découvre une ville extrêmement chère, où l’argent facile se dépense facilement. La ville de Los Angeles vit également dans la pauvreté, dans le racisme. Pour avoir l’impression de vivre, il boit, vit des aventures sans lendemains, à l’exception d’une relation dans laquelle il se découvre réellement amoureux d’une femme. Camilia Lopez. Arrivera-t-il à réaliser son rêve ?

John Fante présente Arturo Bandini, un héros désinvolte plein d’espoir et de doutes qui vit l’anti American dream par excellence. Comment vivre dans Los Angeles, une des villes les plus riches du pays en étant pauvre ? La pauvreté entraîne un combat acharné qui mène parfois à des tensions. Arturo Bandini se retrouve dans des bagarres. Ses aventures incertaines avec les femmes révèlent sans doute une fragilité. Parfois certains rêves semblent inatteignables.

Pour la première fois, il s’agit d’un livre que je n’ai pas terminé. Demande à la poussière publié en 1939 est un roman intéressant dans son aspect social. L’Amérique souvent perçue comme un pays de melting pot nous montre ici un autre visage. C’est dur de ne pas être considéré comme américain alors qu’on est né en Amérique. Arturo se fait traiter de « Rital » alors qu’il est aussi américain que tous les autres, ayant une double culture dont il a de quoi être fier. Le héros nous emporte dans son désir fou de réussir, dans sa légèreté, son insouciance. La description de Los Angeles est presque cinématographique, sa description des lieux est vue comme derrière une caméra. Ce roman est moderne dans le vocabulaire très oral qui m’a rappelé l’écriture d’Hemingway ou les romans de Bukowski dont John Fante a été le mentor. Les romans de Bukowski sont plus crus, encore plus vulgaires mais ont le même humour. Je n’ai pas fini ce roman car malgré tous ces éléments intéressants, j’ai trouvé l’univers du roman assez limité à l’alcool, la perte d’argent et les amours déçus.

John Fante, fils d’immigré italiens est né en 1909 à Denver et mort en 1983. Il se proclame écrivain autobiographe. Dans tous ses livres, il ne raconte qu’une histoire, la sienne. Né à Denver dans une famille d’immigrés, il peine à devenir écrivain. Il travaille pour les studios d’Hollywood en tant que scénariste avant de se faire un nom dans l’écriture. Il est le mentor de Charles Bukowski lui-même fils d’immigrés allemands qui le prend comme modèle.

Avis aux curieux !

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