Le vieil homme et la Mer – Ernest Hemingay (Prix Nobel 1954) The old man and the sea (Nobel Prize 1954)

Ernest Hemingway (1899, 1961) écrivain américain né à Oak Park dans l’Illinois, connu pour son goût du voyage.  Il déménage rapidement en Europe et s’engage à la Croix Rouge en Italie pendant la Première Guerre Mondiale. Homme engagé, il travaille aussi comme journaliste et dénonce la Guerre d’Espagne en 1936. Le voyage est un domaine que l’écrivain affectionne. Dans ses romans, il évoque la France, l’Espagne, Cuba, l’Italie. Ernest Hemingway est également connu pour être un bon vivant. Il aime la vie, les rencontres et se laisse parfois aller dans l’alcool. Dans de nombreux romans, le pouvoir de l’alcool et les dérapages humains sont souvent évoqués. Atteint d’une grave maladie, il se suicide en 1961 à Ketchum dans l’Idaho.

Le vieil homme et la mer est un livre qui m’a marqué car c’est un livre qui montre qu’il y a toujours de l’espoir quand tout semble perdu. C’est une vraie leçon de vie et le personnage principal Santiago, un cubain âgé, a une grande force de caractère. L’histoire paraît simple. Santiago qui avait l’habitude de pêcher avec un jeune garçon nommé Manolin, se retrouve seul sur son bateau après quatre-vingt cinq jours de pêche inféconde car les parents du petit garçon ne souhaitaient pas que leur fils nuise à la pêche du vieil homme. 

C’est pourquoi Santiago se retrouve seul face à la beauté de la mer, mais aussi face à ses dangers. La mer est parfois agitée et le protagoniste doit survivre coûte que coûte.  Le point culminant du récit réside dans la scène avec l’espadon, le plus gros poisson à qui il ait eu affaire dans toute sa vie de pêcheur. Le suspens est à son apogée car cet homme semble tout petit face à ce gigantesque poisson. Heureusement, Santiago garde son sang-froid et fait preuve d’un courage et d’une force exceptionnels. Pour s’en sortir, il se parle pour se convaincre de sa force. C’est ce qui provoque une inversion des rôles. Le pêcheur devient plus fort que l’animal à la puissance colossale.

Dans ce roman, on trouve des éléments semblables à ceux d’un conte. Le décor est très imagé, parfois coloré et onirique.  Le style d’Hemingway à la fois très littéraire et oral. Il appelle Manolin « gamin ». Ernest Hemingway fait également référence à son expérience car il a vécu à Cuba pendant quelques années. Il se retrouvait souvent seul pour pêcher, mais aimait aussi échanger avec les locaux.

Ce livre fait l’éloge du courage dont on a parfois besoin pour venir à bout de difficultés. C’est un livre émouvant qui a permis à Hemingway de recevoir le Prix Nobel en 1954. Le roman a également fait l’objet de trois adaptations cinématographiques en 1958, en 1990 et en 1999.

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