L’hibiscus pourpre – Chimamanda Ngozi Adichie, Purple hibiscus

Après Americanah, je vous présente L’hibiscus Pourpre. C’est le premier roman de cette auteure, publié en 2006. Il raconte l’histoire de Kambili et Jaja, deux frères et soeurs élevés par Eugene, leur père conservateur et sévère. Il est très pieux et ne tolère le moindre écart en matière de relâchement envers la religion. Eugene incarne vraiment la figure du paternel invincible qui a toujours le dernier mot. Au Nigéria, il est connu et impliqué dans la vie politique.

Lorsque le coup d’Etat éclate à cause de protestations politiques et sociales : professeurs en grève, pénurie d’essence, Eugene envoie alors ses enfants chez leur tante Ifeoma. Là-bas les deux jeunes gens découvrent une joie de vivre et une insouciance qu’ils n’avaient jamais connue auparavant du fait de leurs principes religieux omniprésents. 

Tante Ifeoma est une femme agréable et permissive mais elle sait faire appel à son autorité quand il le faut. Elle a trois enfants; deux garçons, Obiora et Chima et une fille, Amaka. 

L’entente entre les garçons est là dès les premiers temps. Cependant, ce n’est pas le cas des filles qui ont un peu plus de mal à s’apprivoiser car elles ont un tempérament différent :  Kambili est timide et Amaka est prompte à critiquer. 

Le tempérament de Kambili va changer grâce à un prêtre, Père Amadi, de qui elle tombera amoureuse. Là se trouve un paradoxe : elle qui a été habituée à respecter la religion à la lettre tombe amoureuse du représentant de Dieu. Cela montre que les principes religieux s’effacent face aux sentiments. Ce prêtre lui montre de l’affection et de l’intérêt, ce qui l’aide à prendre confiance; Père Amadi est un homme bienveillant. 

Ce séjour chez leur tante leur apprend le goût de la liberté qui n’a pas de prix.

Chimamanda Ngozi Adichie décrit les rapports humains avec une formidable justesse. Nous sommes spectateurs de cette vie de famille dans laquelle Jaja et Kambili se sentent enfin exister. Ils font des activités, participent au quotidien familial et se sentent mieux.

 

L’hibiscus pourpre est un hibiscus parmi d’autres chez leurs parents. Il symbolise la beauté et la fraîcheur, seul élément vivant dans l’ambiance obscure de leur maison d’Egunu. 

J’ai adoré ce livre et espère que vous partagerez ce sentiment! 

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