Thérèse Raquin, Emile Zola (1867)

Thérèse Raquin est une femme de la campagne. A l’âge de 21 ans, elle épouse Camille, fils de sa tante. Ensemble, ils décident de s’installer à Paris car Thérèse a besoin de connaître la ville. Elle pense trouver son bonheur, mais rien ne se passe comme elle l’avait prévu. Elle est seule à travailler dans une mercerie près du Pont Neuf pendant que Camille est en province en exercice pour une société de chemins de fer. Quand ils se retrouvent, ils n’éprouvent même pas de plaisir à se revoir et leurs soirées sont occupées par la visite de connaissances communes : le vieux Michaud, un commissaire de police retraité et ami de Mme Raquin, son fils Olivier, aussi policier, sa femme Suzanne et Grivet, un employé des chemins de fer d’Orléans que Camille a connu au travail. Thérèse s’ennuie terriblement. C’est une femme d’ordinaire assez nonchalante. Pourtant, elle change quand elle rencontre Laurent, un collègue de Camille. Celui-ci et un homme bavard, à l’aise à la sensibilité artistique et Thérèse est admirative, fascinée. Thérèse et Laurent vont se charmer, se séduire, jusqu’à vouloir commettre un meurtre…

Un livre culte écrit par le grandiose Emile Zola que j’ai lu il y a plus de dix ans. Je dois vous avouer qu’en le fermant, j’ai réfléchi en silence, choquée. J’ai eu la boule au ventre pendant une semaine. L’ambiance de ce livre est totalement fantomatique ! La passion est parfois destructrice. Dans ce roman, l’idée de mort et très présente, elle est pesante. Elle se ressent à travers le personnage de Laurent qui a l’idée de tuer. Thérèse qui est passionnément amoureuse boit les belles paroles de son amant. Elle imagine qu’ils vivront infiniment heureux. Malheureusement, les ennuis ne s’effacent pas. Au contraire, ils se renforcent. Les amants follement amoureux se retrouvent hantés par la mort. Ils ne se supportent plus, les disputes deviennent quotidiennes, ils ne peuvent accepter le moindre contact physique. La vie est en lambeaux quand on a une mort sur la conscience. L’atmosphère est d’une lourdeur sans pareil et on le ressent très bien. On ne voit que du noir et une relation sans issue. 

Bonne lecture !
Plus d’infos : Zola, naturalisme

For English speakers : https://www.gutenberg.org/files/6626/6626-h/6626-h.htm

Therese Raquin is a country girl. At the age of 21, she gets married with Camille, the son of her aunt. Together, they decide to settle in Paris because Therese needs to know the city. She thinks she will find happiness, but nothing happens the way she expected it. She is alone working in a haberdashery near the Pont Neuf while Camille is in the provinces working for a railway company. When they meet again, they do not even feel pleasure seeing each other again and their nights are busy with the visits of common acquaintances : the old Michaud, a retired constable and friend of Mrs Raquin, his son Oliver, also constable, his wife Sunzanne and Grivet, a railway employee of Orleans that Camille knew at work. Therese gets terribly bored. She usually is rather apathetic. However, she changes when she meets Laurent, a colleague of Camille. The latter is a chatty man, at ease with an artistic sensitivity and Therese is impressed, fascinated. Therese and Laurent are going to charm each other, seduce each other, until they want to commit a murder.

A cult book written by the great Emile Zola that I read more than ten years ago. I must confess you that closing it, I was thinking silently, shocked. I had a bundle in the belly for a week. The atmosphere of this book is so ghostly! Passion is sometimes destructive. In this novel, the idea of death is very present, it is heavy. She comes out through Laurent’s character who has the idea to kill. Therese who is passionnately in love hangs on her lover’s every word. She imagines they will live a happy ever after. Unfortunately troubles do not erase. Quite the reverse, they grow. The crazy in love lovers turn out to be haunted by death. They cannot stand each other again, arguments become daily, they cannot accept the least physical contact. Life is in pieces when we have a death on consciousness. The atmosphere is of an unparalleled heaviness and we can feel it very well. We just can see a black ambiance and a dead-end relationship.

Have a good reading!

More infos : Zola, naturalism

 

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